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Langue diplomatique

Si les petits-fils de Charlemagne, lors des "Serments de Strasbourg" en 842, ont échangé leurs engagements dans les idiomes nationaux de leurs troupes, en langue tudesque et en langue romane, tous les traités et actes diplomatiques du Moyen âge, de la Renaissance et jusqu’en 1714, furent rédigés en latin, langue de l’Église, fixée et considérée comme universelle dans toute l’Europe occidentale. Mais à partir des traités de Rastadt, le français, à cause de sa clarté reconnue, fut admis comme la langue dont le texte faisait foi, non seulement dans les traités où la France était partie, mais même dans ceux signés par d’autres puissances entre elles : le traité de Paris en 1763, ceux de la Révolution, de l’Empire, celui même de Francfort en 1871, n’eurent qu’un texte officiel, le texte français, et c’est le français seul qui fut la langue du congrès de Berlin en 1878. Mais, en 1919, sur l’intervention du président Wilson et du ministre anglais Lloyd George, un texte français et un texte anglais du Traité de Versailles furent établis conjointement, et tous deux devaient faire également foi. Depuis dans les diverses conférences les discussions eurent lieu dans la plupart des langues des « Nations Unies », et on dut s’efforcer de remédier aux inconvénients de ce mélange en munissant les auditeurs du casque polyglotte (dit translator) qui permet d’entendre, dans les principales langues, une traduction instantanée des discours, laquelle peut être suivie d’une traduction révisée après chaque harangue. (Source : Dictionnaire Encyclopédique Universel Quillet, publ. sous la dir de Raoul Mortier, Paris, Librairie A. Quillet / Montréal, Grolier, 1965, au mot « diplomatique »)

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