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Les clients commencent à comprendre

Tout le monde se lève pour Danette, mais adore le prix le plus bas.

Ordinateur de dernière générationL'expérience aidant, les clients utilisent un ordinateur de dernière génération : leur cerveau.

Il y a une dizaine d’années encore, les clients – à qui on ne la fait pas – imaginaient dans leur petite tête de consommateur qu’il y avait autant de différence entre un devis de traduction à 800 € et un devis à 1000 € qu’entre deux marques de lessive. Donc autant prendre la moins chère.

Mais le temps et l’expérience ont fait leur travail,  et après avoir reçu des documents traduits pour pas cher mais inutilisables - car hélas, ici comme ailleurs il n’y a pas de martingale – les clients sont aujourd’hui conscients dans leur ensemble qu’ils ont besoin d’une traduction de bonne qualité, c'est-à-dire acceptable par un locuteur natif.

Le hic, dans bien des cas, est qu’un client n’est pas en mesure de juger de la qualité d’une traduction. Sauf s’il est français bien sûr, et qu’il s’imagine être plus compétent en anglais qu’un anglais, et traducteur de surcroît. Arrogance française ? Laissons planer le doute...

Donc les clients achètent une qualité qu’ils ne voient pas a priori et qu’ils ne verront peut être pas non plus a posteriori. Dans ces conditions, il est difficile de justifier auprès de sa hiérarchie le choix d’un prestataire plus cher qu’un autre. Mais globalement, on progresse :

  • Les clients sont bien plus conscients des enjeux de la traduction.

Une mauvaise traduction en français les irrite, et ils se rendent donc compte de ceci : Personne n’aime un texte incohérent ou mal écrit dans sa langue maternelle, et de fait, on n’y adhérera pas facilement. Une mauvaise traduction décrédibilise non seulement le produit ou le service mais altère en profondeur l’image de l’entreprise. Il faut donc prendre la langue des autres au sérieux et faire appel à des professionnels sérieux.

 

  • La traduction, c’est comme les antibiotiques : ce n’est pas automatique.

Les clients ont compris, parfois en l’expérimentant à leurs dépens, que la traduction automatique, c’était bien pour comprendre le contenu global d’un site web en chinois, mais pas pour traduire leur propre site en chinois !

 

  • Les clients ont compris que la planète entière ne parlait pas anglais.

Croire que les élites du monde entier parlent anglais et sont capables d’assimilier l’information aussi bien que dans leur langue maternelle est une vue de l’esprit. Comme le disait Willy Brandt, « If I am selling to you, I speak your language. If I am buying, dann müssen Sie Deutsch sprechen. » Traduction : il faut vendre dans la langue de ses clients.

 

  • Les clients, qui eux-mêmes ne vendent pas forcément le produit ou le service le moins cher du marché, finissent par comprendre qu’il en est de même dans beaucoup de domaines.

Si vous achetez le vin ou la baguette la moins chère, ce sera mauvais. Si vous achetez la chaîne hifi la moins chère, elle ne vous durera pas un an. L’hôtel le moins cher est en plein air et la nuit il y faut une lampe de poche pour aller aux toilettes. En traduction comme ailleurs, “you get what you pay for”.

 

  • Les clients se rendent compte, malgré tout, qu’en valeur absolue la traduction ne coûte pas cher.

Et qu’il est ridicule de fonder un choix sur un écart qui est parfois de quelques dizaines d’euros. Entre nos devis à 800 € et celui à 1000 €, il y a un écart de 25%. Grosse différence.

Pourtant cela ne représente que 200 €, ce qui est négligeable pour l’immense majorité des entreprises, mais qui représentera une perte nette de 800 € (sans compter les conséquences indirectes) si la traduction est inutilisable ou même simplement mauvaise. Les coûts cachés d’une mauvaise traduction, ce ne sont pas seulement ces procès qui font périodiquement la une des journaux et qui condamnent les entreprises de manière spectaculaire, mais c’est aussi des entreprises françaises peu performantes à l’international et qui n’ont pas encore saisi ou intégré l’enjeu linguistique de l’internationalisation.

 

Facile, pas cher – et ça peut coûter gros.

En résumé les clients comprennent bien mieux qu’il y a 10 ans qu’acheter un prix, se révèle à l’usage une économie de bout de chandelles qui coûte cher. Cependant, le prix le plus bas a ceci de pratique, que c’est un critère facile à utiliser. Mais si l’on cesse d’utiliser ce critère si pratique, qui en plus vous fait croire que votre hiérarchie va apprécier votre comportement économe des deniers de la société, il va falloir trouver autre chose.

Oui mais quoi ?  Utiliser son cerveau, peut-être ?

 

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