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Le Warlpiri rampaku : Une langue est née

Il y a bien des langues qui meurent dans le monde. Mais il y en a aussi qui naissent, comme celle qu’ont créée les enfants d’un village perdu au Nord de Darwin, tout au nord de l’Australie.

Carmel O'Shannessy, linguiste à l’Université du Michigan, étudie depuis plus de dix ans le parler de ces jeunes et conclut qu’il ne s’agit ni d’un dialecte ni de ce mélange de langues que l’on appelle créole, mais bel et bien d’une nouvelle langue qui possède ses propres règles grammaticales.

Cette langue qui s’appelle warlpiri rampaku, ou warlpiri « light », n’est parlée que par les moins de 35 ans à Lajamanu, un village isolé qui compte environ 700 personnes au Nord de l’Australie. La moitié d’entre eux parlent le warlpiri rampaku comme leur langue maternelle. Carmel O'Shannessy a publié plusieurs études sur le warlpiri light, dont la dernière datée de juin et publiée dans la revue Language.

Locuteurs de Wralpiri en AustralieLa linguiste Carmel O'Shannessy, à gauche, avec Gracie White Napaljarri, qui est une locutrice de warlpiri, mais dans sa famille, les enfants parlent warlpiri et warlpiri rampaku. Photo: Noressa White via The New York Times

« Nombre des premiers créateurs de cette langue sont toujours vivants » indique Mary Laughren, Professeur de linguistique de l’Université de Quensland, mais qui n’a pas participé à ces recherches. Ce qui fait l’intérêt exceptionnel des travaux de recherche de Carmel O'Shannessy, dit-elle, c’est qu’elle a pu enregister et documenter la naissance d’une nouvelle langue, dès ses débuts.

Tout le monde à Lajamanu parle aussi le warlpiri « normal », une langue aborigène qui n’a rien en commun avec l’anglais, et qui est parlée par environ 4000 personnes dans plusieurs villages. Nombre d’entre eux parlent aussi le kriol, un créole à base d’anglais qui s’est développé au XIXème siècle et qui est largement  répandu dans le nord de l’Australie.

Traduction en français d'un article du New-York Times.

 

 

 

 

 

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