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Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

Cet article de l'Express, Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée daté du 28 mars 2012 résume fort bien un enjeu qui a deux aspects : l'aspect culturel et littéraire, avec ses versants nationalistes d'un côté, anti-mondialisation de l'autre - mais cet aspect n'est que la partie visible de l'iceberg - et un autre aspect qui représente plus de 90% des volumes (car la langue c'est aussi de l'écrit) traité dans un encart que nous reproduisons ici :

Des limites de l'anglais en entreprise

En 1999, le PDG de Renault, Louis Schweitzer, impose l'anglais dans les comptes rendus de réunions de direction. Une mesure sur laquelle il sera obligé de revenir, à la plus grande satisfaction de Claude Hagège. "Les entreprises qui ont adopté cette mesure ont perdu en efficacité. Pour une raison simple, que décrit très bien l'ancien patron de Sanofi-Aventis, Jean- François Dehecq : "Si nous imposons l'anglais à tous, les natifs anglophones fonctionneront à 100 % de leur potentiel, ceux qui le parlent bien en seconde langue, à 50 %, et les autres, à 10 %."" "Par ailleurs, il est faux de croire que l'anglais soit indispensable pour le commerce, reprend Hagège. C'est parfois le contraire. Quand on veut vendre un produit à un étranger, mieux vaut utiliser la langue de son client, qui n'est pas toujours l'anglais ! Une grande compagnie d'eau française est allée récemment à Brasilia. Quand ses représentants ont commencé à recourir à l'anglais, cela a rendu furieux les Brésiliens, qui possèdent, comme nous, une langue d'origine latine. Par anglomanie, nos commerciaux ont transformé un avantage culturel en handicap !"

Des économies contre-productives

Il est temps que les Directeurs de communication, les Directions générales, commerciales ou techniques comprennent qu'on divise par deux ses chances de conclure une affaire avec un étranger dont la langue maternelle n'est pas l'anglais, au prétexte qu'un interprète ainsi que la traduction de la documentation dans la langue du pays ont un coût. C'est le côté optimiste des français : ils croient toujours que la forme est secondaire par rapport à l'excellence de leurs produits, de leur services ou simplement de l'image de leur société.

 

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