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Les faux-amis de la traduction

Les faux-amis de la traduction


La traduction est, comme bien d'autres secteurs d'activité, sujette à des idées reçues et assez tenaces.


Il serait trop long ici de tenter de démontrer pourquoi telle assertion est fausse, d’autant que certaines réalités sont parfois contre-intuitives, mais disons que c’est le fruit de mes observations de professionnel depuis plus de 15 ans. Nombre de mes confrères y souscrivent, sans toujours oser le dire à leurs clients.

1. Un comptable n’est pas un mathématicien et réciproquement. C’est exactement la même chose pour les traducteurs : Le traducteur n’est pas une personne bilingue, et une personne bilingue n’est pas un traducteur. Ceci dit, beaucoup de personnes bilingues pensent en savoir suffisamment pour devenir traducteur. Mais il y a une grande différence entre une aptitude à l’oral et un métier.
 Si vous avez des documents professionnels à traduire, faites-les traduire professionnellement, c'est-à-dire par un traducteur dont c’est le métier.
2. Un traducteur qui parle 10 langues ne sera pas meilleur traducteur qu’un traducteur qui maîtrise 2 langues. Au contraire.
 Privilégiez les traducteurs qui maîtrisent bien la traduction d’une langue vers une autre. C’est déjà assez compliqué comme ça.
3. Un traducteur n’est pas un interprète, même si certains interprètes sont aussi traducteurs
 Un traducteur, un interprète, une personne bilingue, un linguiste et un linguisticien sont tous des experts de la langue, mais ont chacun des compétences distinctes.
4. Un bon cv ne fait pas un bon traducteur et encore moins une bonne traduction
 Avoir des diplômes en traduction ne garantit pas que le diplômé sera bon traducteur. Et le bon traducteur ne sera pas bon sur tous les sujets.
5. Un traducteur n’est bon que dans les domaines qu’il comprend et qu’il connaît
 La traduction est une activité où l’erreur de casting peut être fatale. D’où la nécessité d’un directeur de casting qui connaît son métier.
6. Une traduction relue par un autre traducteur sera rarement meilleure. Ou alors c’est que le traducteur initial était trop junior/mal payé. L’usage fait que la relecture est généralement facturée au client un tiers du prix de la traduction. Qui peut penser sérieusement qu’un traducteur plus compétent/plus senior fera ce travail ingrat pour une rémunération aussi dérisoire ?
 Faites-vous contrôler tout ce que vous dit votre avocat ou votre expert comptable par un autre ?
7. Un traducteur professionnel ne traduit que vers sa langue maternelle
 Pas d’exceptions – sauf exception, bien sûr !
8. Non, il ne faut pas un avocat pour faire une bonne traduction juridique ou un médecin pour réaliser une bonne traduction médicale. Ou alors il faudrait pouvoir rémunérer les traducteurs comme des médecins ou des avocats. Et leur apprendre le métier de la traduction, qui a ses techniques, comme les autres.
 Au siècle d’internet, le sujet n’est plus de maîtriser le vocabulaire technique, mais de comprendre les enjeux et de maîtriser les techniques de la traduction.
9. Les grilles de prix sont un piège – soit pour le client, soit pour le traducteur, soit pour l’agence (et souvent pour les trois à la fois). Elles ont l’avantage de la simplicité, certes. Mais elles ont l’inconvénient de vous faire payer plus ou moins que ce que vous devriez payer pour obtenir une traduction de qualité. Et c’est surtout dans ce dernier cas que cela posera problème à tous : prisonnier d’une grille
 Ce que facture un traducteur, c’est son temps. Et il est le seul à pouvoir estimer si la traduction sera pour lui « facile » ou non (rien avoir avec l’appréciation de « technique » ou « non technique »), et à donner un prix qui correspond au temps passé pour fournir une traduction de qualité professionnelle. Il faut pour cela qu’il examine le document au préalable.
10. Le prix au kilo : Une mauvaise habitude s’est imposée dans le monde de la traduction professionnelle : la facturation au mot rend les comparaisons factices (imaginez vous acheter vos pommes de terre en comparant les prix au gramme ?
 Evaluez les enjeux de la traduction pour votre organisation, plutôt que de choisir tel prestataire parce qu’il est 50 € moins cher que tel autre.

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